Les chiffres : quelle est la fréquence de cette combinaison ?
Les troubles anxieux sont la comorbidité la plus courante dans le TDAH. 25 à 50 % des adultes TDAH répondent aux critères d'un trouble anxieux comorbide. La combinaison est associée à une altération fonctionnelle significativement plus importante que l'une ou l'autre condition seule.
Deux types d'anxiété liée au TDAH
1. Anxiété secondaire au TDAH
Cette anxiété découle des symptômes du TDAH — plus précisément des conséquences cumulatives du dysfonctionnement exécutif : anxiété anticipatoire, anxiété de performance, et anxiété sociale due à la Dysphorie de Sensibilité au Rejet (DSR).
Distinction clinique clé : ce type d'anxiété tend à s'améliorer considérablement lorsque le TDAH est traité efficacement.
2. Trouble anxieux comorbide réel
Un trouble anxieux qui existe indépendamment du TDAH — avec sa propre base génétique et des inquiétudes qui s'étendent au-delà des situations liées au TDAH. Les inquiétudes sont omniprésentes et souvent distordues cognitivement.
Séquençage du traitement
Quand traiter le TDAH en premier
La plupart des cliniciens recommandent de traiter le TDAH en premier lorsque l'anxiété semble secondaire. Le traitement efficace du TDAH réduit l'anxiété liée au dysfonctionnement exécutif chez 60 à 70 % des patients.
Options non stimulantes pour les cas comorbides
L'atomoxétine (mécanisme IRSN) traite à la fois le TDAH et l'anxiété via l'inhibition de la recapture de la noradrénaline — particulièrement utile pour le TAG + TDAH.
Psychothérapie
Les protocoles TCC adaptés au double diagnostic (TDAH + anxiété) montrent des résultats supérieurs à la TCC standard. La Thérapie d'Acceptation et d'Engagement (TAE) est particulièrement utile pour réduire la lutte contre les symptômes.